10 octobre 2020 Par laptitetartineeditions Non

La Source des Elfes : “venez retrouver votre âme d’enfant…”

Ecrit par Jean Piet

Venez retrouver votre âme d’enfant, vous perdre dans le regard de braise de la petite Mangue, dans celui de Sheron, violet, puis, dans celui, écarlate, de Spiralia, le petit monstre à la coquille en spirale, qui , en “bon druide de la forêt”, connait tout sur tout, et va leur conter la “Légende de la source”.Mais la forêt a des yeux….elle aussi.Spiralia explique alors qu’aux confins du monde”, se trouvait la communauté de “Sphère”, qui était sous la coupe de sages, mais, qui en fait régissaient toute la vie là-bas et il ajouta que rien ne pouvait y pénétrer, ce monde étrange devenait alors une prison. Une créature, dont je tairai le nom réussit à pénétrer les lieux, et là, le Paradis se fit jour, pour, malheureusement peu de temps après se transformer en enfer. Les premiers habitants de Sphère fuirent, et si cet épisode ressemblait fort à la fuite d’Egypte par Moïse guidant les Hébreux, la suite trouvait aussi une résonance avec la religion, puisque la source se présentait comme une entité, un spectre qui leur montrait la Terre promise .La population de Sphère était sous l’emprise “d’intégristes” qui cherchaient à faire des prosélytes, et à régner sur eux, comme ils le souhaitent. Ici, encore, l’on pouvait voir une allusion au monde actuel, torturé par toutes ses convictions qui ne laissent pas de choix au peuple. Nos trois compères font la connaissance de Haros, sorte de cheval, croisé de lièvre, avec des cornes, et tous les quatre prennent le chemin à la découverte de la source, mais une épreuve les attend, et il faudra qu’ils soient sincères et spontanés. La vérité devra jaillir…mais des épreuves terribles les attendent…Nathalie Antien nous parle dans un style épuré et efficace, plein de vie, plein de cette vigueur qui fait défaut à tant d’autres. Les descriptions sont bien là, et différents tableaux s’offrent à nous, plus beaux les uns que les autres. Je ne saurai que vous recommander d’emprunter avec elle le chemin des contes, et si parfois il rejoint le nôtre, ce n’est peut-être pas un hasard?

Jean Piet